Penser à haute voix...

Ne pas avoir honte de dire ce qu'on a pas eu honte de penser...

28 octobre 2007

Chivoux : encore à l’aéroport

Toujours la même chose. Toujours à la dernière minute de son départ, Chivoux découvre qu’il a moult et une choses à faire. Il a beau faire des listes, des rappels, s’y prendre à l’avance, il y a toujours des trucs qui échappent à Chivoux et quand il s’en rappelle le jour même ou il fait sa valise il a toujours la même réaction : " Mais bien sûre pourquoi je n’y ai pas pensé avant…c’est élémentaire mon cher Chivoux".

Bref, ce retour là ne fait pas l’exception. Son vol est programmé pour 20h30 donc il devrait être à l’aéroport de Montréal à 15h00 selon les consignes de sécurité mais bien sûr tout ça est exagéré. 5 heures trente avant le vol c’est trop à moins que vous prévoyez passer la serpillière dans le hall de l’aéroport en entier. Ça pourra vous occuper. Donc Chivoux prévois d’être là-bas vers 17h30. C’est mathématique dit-il : 30 minutes à 50 minutes pour enregistrer les bagages. Un petit tour de 15 à 30 minutes puis un autre 15 minutes pour passer la douane et hop c’est déjà l’heure de l’embarquement.

Chivoux arrive à l’aéroport à 17h45, c’est limite limite, en laissant son appartement dans un tel état. Il n’a pas eu le temps de faire trois petites choses encore mais bon pas grave. Il arrive à l’enregistrement et première surprise : il n’y a pas beaucoup de monde qui font la file. Bizarre quand même. Normalement plus on tarde plus il y a du monde. Chivoux commence à paniquer: peut-être l’enregistrement pour son vol est déjà fini et ces gens qui sont là sont peut-être les premiers venus pour le prochain vol qui est prévu à 23h30. Eh oui, figurez vous que la RAM oui notre chère compagnie royale a deux vols par jour pour Montréal. Très rentable.

Notre héros attend son tour gentiment et sans faire apparaître sa crainte. Soudain un monsieur (un chibani dirait l’autre) avec sa famille vient juste devant Chivoux et demande à celui qui est devant :

           - C’est bien le vol de la RAM ?

              - Oui, c’est ici (même si c’est écrit rouge sur blanc avec des caractères gros comme ça juste devant ses yeux…mais bon passons). Puis le monsieur fait semblant de ne pas voir la file (ça n’étonne pas Chivoux puisqu’il n’a pas vue tout le reste) et se glisse devant Chivoux. Notre héros lui jette un regard mais un regard (comme celui jeté par Gad à la caissière du McDo) et lui lance :

           - Monsieur la file c’est par derrière.

           - Ah oui, jusque là-bas ?

              -  Oui jusque là-bas.

              -  Oufff c’est beaucoup.

              - Eh oui moi aussi j’ai attendu pas mal de temps.

Le monsieur a finalement compris que jouer à l’imbécile ne lui permettra pas de "manger du pain" avec Chivoux et part en arrière.

Le tour de Chivoux arrive. Il tend le billet et s’attend à ce que l’hôtesse d’accueil lui dise : Mais monsieur votre avion décolle bientôt. Votre enregistrement ne peut pas se faire. Chivoux prépare dans sa tête les réponses possibles et les négociations éventuelles quand l’hôtesse lui dit : monsieur votre destination finale c’est Casa?  Ouf ! dit Chivoux tout bas avant de répondre avec assurance. – Oui madame.

Il est heureux de n’avoir pas rater son enregistrement et en plus être dans les temps ce qui lui permettera de prendre son vol avec zéro temps d’attente dans l’aéroport chose qu’il déteste par-dessus tout. En effet, Chivoux hait ce temps mort ou il faudra tourner en rond à l’aéroport sans objectif aucun sauf de tuer le temps avant que l’heure d’embarquement arrive. Psychiquement on a la tête ailleurs, on a hâte d’arriver à destination et on n’aimerait pas perdre aucune minute.

Bref, l’hôtesse termine ses formalités et tend à Chivoux son billet, son passeport et un carton. Chivoux regarde ce carton tout étonné en se demandant à quoi il peut bien servir. C’est la première fois qu’on le lui donne. Avant d’errer dans ses pronostiques, l’hôtesse lui dit :

     -          Monsieur c’est un coupon-repas de 20$

-          Merci, c’est très gentil (pour une fraction de seconde il a penser que la RAM était généreuse tout simplement..mais ça n'a pas durer plus qu'une fraction de seconde et donc il a continuer sa phrase) mais pourquoi faire ?

-          Ah ! en fait l’avion a pris du retard

-          Du retard comment ?

-          Je sais pas…je crois 3h. Il n’a pas encore atterrit.

-          3h ! (et elle ne sais pas..ça sent pas bon ça) cela veut dire 5h coincé à l’aéroport.

To be continued.

Posté par slixov à 05:50 - Chivoux - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

:) à quelque chose malheur est bon, les retards d’avions peuvent permettre de compenser ses propres retards !
curieux comme ces histoires d’aéroport ce ressemblent que ce soit à paris Montréal Rome ou madird c’est toujours le même scénarii ! une petite astuce pour passer le temps avant l’embarquement : papoter avec la voisine surtout si elle est une marocaine émigrée des années 60, elle te racontera toute son histoire , celle de ses parents, de ses enfants et ses voisins si bien qu’on en voit pas le temps passer. Ca m’est arrivé deux fois par hasard depuis je m’arrange toujours pour m’assoire à côté d’une conteuse bien de chez nous

Posté par Larbi, 28 octobre 2007 à 14:19

oui c'est vrai sauf qu'on se passerait bien des histoires et on aimerait tomber pile poil avec l'embarquement :)

Posté par slix, 01 novembre 2007 à 21:00

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