09 décembre 2007
Chivoux : encore à l’aéroport (suite et fin)
Suite et fin des épisodes 1 et 2 :
En tout cas si quelqu’un observe notre héros Chivoux, ce dernier n’en saura rien du tout. Sa question reste alors suspendue mais c’est le dernier de ses soucis pour le moment. Il regarde sa montre. Plus que 2h avant le vol. Ainsi Chivoux quitte son panneau publicitaire. Certains l’auraient même pris faisant parti de la pub après tout ce temps passé sous ce panneau.
Afin de changer de décor, notre homme décide de passer le reste du temps dans la salle d’embarquement. Il passe la douane, longe le couloir et pour écouler encore des minutes (tous les moyens sont bons) s’arrête devant les magasins « hors-taxes ». Quoique cette appellation « hors-taxes » lui fait toujours rire. De qui se moque-t-on ? pensa-t-il. Avec toutes les taxes incluses dans votre billet d’avion, c’est des cadeaux gratuits auxquels vous avez droit. Plus de la moitié du billet c’est juste des taxes et on ose vous parler du « hors-taxes » ! Chivoux aurait préféré acheter son billet sans ces fameuses taxes (qu’on paie et on ne sait même pas pourquoi) et serait prêt à acheter chez ces magasins le double du prix.
Bref, notre héros sort de ses divagations pour revenir à ces 2 longues heures à passer. La salle d’embarquement était pleine déjà mais par des voyageurs pour un autre vol. Il prend place à côté d’un père de famille.
Quinze minutes plus tard, il ouvre ses yeux (oui il vient de faire un petit somme en écoutant de la musique). Après toute la marche et les tours qu’il a fait, Chivoux peut oublier le sport pour quelques temps. Il a fait le plein aujourd’hui. Il commence alors à explorer les alentours, regarder les visages, voler quelques phrases par-ci par-là. Puis arriva le moment pour voir ce qui se passe à côté de lui et surprise : deux petits enfants (un garçon et une fille) assis sagement près de leur père sans bruit ni agitation. Le petit garçon entrain de lire ses bande dessinés (pour mômes...vous savez celles ou il y a 10 pages max avec de très très gros dessins) et la petite fille avec son père qui surveille son travail sur un livre « Apprendre l’écologie en coloriant ». Elle en avait cinq ou six de ce type de livres thématiques. Waw ! S’étonna Chivoux, à son âge il savait même ce que cela veut dire écologie. Pire encore, à son âge il se serait jamais tenu tranquille comme ça pendant tout ce temps là, ni ouvrir un livre en plein vacances et encore moins un livre pour apprendre des choses sur des trucs que même les grands ont de la misère à appliquer. En un mot bravo. Ils étaient tellement sages que Chivoux a pu faire une petite sieste. Notre héros avait l’envi de demander au père : c’est quoi ton secret ?
Bref, les agitations commencent et c’est presque l’heure de leur avion. Les gens se préparent pour l’embarquement. Les deux enfants rangent leurs affaires et le petit garçon tout excité et de voir l’avion et de partir en vacances, demanda à son père :
- Papa, je peux aller voir ?
- Non rest ici. Ils vont faire une annonce.
Point à la ligne et fin de la discussion. Pas de contestations, ni de cris, ni de larmes…rien, nada, walou. Le petit garçon commença à jouer avec sa sœur.
Voilà l’avion partait pour Paris. Comme à l’accoutumer d’abord les femmes avec enfants, les gens âgés et après tout le monde. Ils embarquent et la salle se vide. Mais ne tarda pas à se remplir petit à petit par les passager de la RAM en destination casa. Enfin, Chivoux commence à sentir l’ambiance de son voyage. La salle est devenu trop bruyante, des enfants courent dans tous les sens, crient, pleurent pour un oui ou pour un non. Les parents les engueulent, les frappent, les menacent de ceci et de cela, courent après eux. Rien ne change. Quoi ? Des livres ? C’est quoi un livre ? En même temps ça rend cet endroit vivant à 23h20. S’avoua Chivoux.
Il ne reste pas beaucoup de temps (10 min). Mais bon il faut toujours prévoir minimum 15 min de retard. Gracieuseté de la RAM. Eh ben c’est une règle générale : ajoutez toujours 15 à 30 minutes à l’heure que la RAM vous donne comme heure d’embarquement. Effectivement, c’était le cas. C’est déjà l’heure mais aucune hôtesse/steward n’est dans le coin. Puis ils commencent à arriver petit à petit. Il est presque minuit les gens se demandent se qui se passe. Est-ce qu’on va voler ce soir ou pas ? (Question légitime puisque tout peut arriver quand vous être pris en main par les RAMeurs).
Puis un steward entouré de toute une horde de voyageurs qui le bombardent de questions annonce (eh oui il faut les menacer pour nous tenir au courant sinon on vous laisse mariner autant que vous n’êtes pas assez chaud pour exploser - remarqua Chivoux). Je disais, le steward annonce que dans le cadre de leurs mesures de sécurité de routine les douaniers de l’aéroport de Montréal ont choisit par hasard ce soir notre appareil pour être sujet à vérification et fouilles. Donc cela doit prendre environ 30 minutes.
Ah non ! Comme un malheur ne vient pas seul, il faut que ce hasard (dit-on) tombe sur nous. Lança Chivoux au bord de la rage. On attend encore une vingtaine de minutes la fouille est finie on peut partir. Tout le monde embarque (dans le désordre). À l’entrée de l’engin, Chivoux lit le titre en gros et gras dans un journal « Le niveau de l’alerte passe au rouge au Maroc ». Ah oui fouille par hasard. Mon œil oui. Las tout ce que veut Chivoux c’est de s’asseoir et fermer l’œil comme il a toujours eu l’habitude de le fermer sur un tas de choses y compris sur son oreiller.
Commentaires
Joli récit :).
Dis, ces deux lignes ne sont-elles pas à l'inverse?
"- Non rest ici. Ils vont faire une annonce.
- Papa, je peux aller voir ?"
lol
effectivement SimplyMoroccan...je sais pas comment elles se sont inversés...pourtant je les avait mise dans l'ordre :)
Bravo =)
