17 janvier 2008
Quand TelQuel parle du coran !
Je n'ai pas encore lu l'article (j'y ai pas encore accès) mais la première phrase qui normalement nous invite à nous intéresser au papier m'a déjà donné un avant goût.
En effet, il commence avec une fausse information et nous pouvons facilement deviner la logique de la suite de l'article. Pourtant le magazine dit qu'une équipe de 27 chercheurs ont répondu aux différentes questions. Je me demande quel type de chercheurs !
Bref, le dit article commence par :
"Le Coran est-il né avec l'ère de l’Hégire ?
il n'existe aucun manuscrit du Coran écrit par le prophète et/ou ses scribes. Les plus anciennes versions complètes du Coran dateraient du IIIème siècle de l'Hégire (soit un peu moins de 3 siècles après la mort..."
N'importe quel musulman sans être très connaisseur vous dira qu'il y avait bel et bien des écrits du Coran durant la vie du propĥète. Par contre c'est vrai qu'il n'était pas groupé sous sa forme actuelle. Cependant, la version complète a été regroupé deux ans après la mort du prophète par Abu-Bakr. Les copies les plus anciennes remontent au VII siècle (moitié du 1er siècle Héjire) et non 300 ans après la mort du prophète comme le prétend TelQuel.
Une de ces copies a été exposé en 2005 en France. L'exposition intitulée "Livres de Paroles - Torah, Bible, Coran" a ouvert ses portes mercredi 9 novembre 2005 à la Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand.
Ce n'est pas la 1ere fois que TelQuel véhicule des messages erronés sur l'Islam mais bon connaissant ses positions sur la religion cela n'étonne personne. En tout cas pas moi.
Ps.
Aux fans de TelQuel : oui oui je sais peut-être j'anticipe et je porte un jugement sur un article que je n'ai pas lu. Mais je ne juge que ce que la partie que j'ai lue.
Aux anti-TelQuel : oui oui je sais peut-être je fais de la pub gratos à ce magazine. Il vallait mieux de l'ignorer mais bon quand on a envie de commenter on peut pas résister.
10 janvier 2008
Y a-t-il une alternative à la politique ?
Je ne vous apprend rien quand je vous dis que tous ce qui intéresse les politiciens c'est le pouvoir. L'intérêt des gourous de l'économie vient après et s'il reste de la place l'intérêt général peut sortir sa tête.
C'est extraordinaire :
Comment un politicien peut dire la chose aujourd'hui et son contraire demain pour l'amour de son poste.
Comment il peut hier défendre fermement et dignement ses principes et aujourd'hui les balayer du revers de la main, s'incliner lâchement et accepter l'humiliation pour l'amour du pouvoir.
Comment il peut critiquer ardemment son rival et son programme en le démolissant de bout en bout et dès qu'il accède au siège adopte presque le même programme pour l'amour des élections.
Comment il peut refuser tout amendement, tout projet de loi émanant de son rival même s'il est pour l'intérêt de tous pour l'amour de son orgueil d'opposant.
Comment il peut en même temps proposer ses propres lois et amendements avec culot en se basant sur les mêmes lois et amendements de son rival qu'il vient de rejeter pour l'amour de son parti.
Comment il peut promettre et nier ses promesses d'une campagne à une autre pour l'amour des voix.
Comment il peut paraître fort et solidaire dans les plus bas des scandales et tenir à ses responsabilités pour l'amour de l'argent.
Bref, faire de la politique n'est plus gérer au mieux les affaires de la nation pour le bien de tout le monde mais gérer sa propre réussite, sa propre fortune et son propre réseau de contact.
Je termine avec les paroles de cette magnifique chanson de Jacques Dutronc : L'opportuniste
Je suis pour le communisme
Je suis pour le socialisme
Et pour le capitalisme
Parce que je suis opportuniste
Il y en a qui conteste
Qui revendique et qui proteste
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté
Je n'ai pas peur des profiteurs
Ni même des agitateurs
Je fais confiance aux électeurs
Et j'en profite pour faire mon beurre
Il y en a qui conteste
Qui revendique et qui proteste
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté
Je suis de tous les partis
Je suis de toutes les patries
Je suis de toutes les coteries
Je suis le roi des convertis
Il y en a qui conteste
Qui revendique et qui proteste
Moi je ne fais qu'un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté
Je crie vive la révolution
Je crie vive les institutions
Je crie vive les manifestations
Je crie vive la collaboration
Non jamais je ne conteste
Ni revendique ni ne proteste
Je ne sais faire qu'un seul geste
Celui de retourner ma veste, de retourner ma veste
Toujours du bon côté
Je l'ai tellement retournée
Qu'elle craque de tous côtés
A la prochaine révolution
Je retourne mon pantalon
05 janvier 2008
La culture des symboles
Le symbole chimique de l'or est le Au pourtant ce n'est qu'une désignation et rien à voir avec l'or. Il n'y a personne qui va entrer chez un bijoutier pour lui demander un kilo de symbole Au à emporter. L'or est une chose son symbole en est une autre.
Toutefois, de nos jours nous donnons plus d'importance aux symboles qu'aux valeurs ou aux événements auxquels ils réfèrent. D'ailleurs, la culture du symbole existait bel et bien jadis. Lors des guerres il suffisait de prendre la capitale pour se déclarer vainqueur. Oui la capitale c'est le symbole du règne peu importe si cette capitale a une position stratégique nulle ou si elle est une ville comme les autres ou qu'elle ne représente qu'un 0,1% du territoire. Ben non voyons c'est le symbole.
Ce n'est pas unique aux anciennes guerres. La dernière "Irak war 2.0" s'est aussi basée sur ce symbolisme: dès que Bagdad est tombée on a crié victoire. Par ailleurs, l'une des choses avec laquelle on a commencé est de briser la statut de Saddam. Le symbole du symbole ! Mais concrètement sur le terrain, plus que 3 ans plus tard la guerre n'est pas fini. La chute des symboles n'a rien changé sauf plus de problèmes. Le symbole était un somnifère.
Si je vous demande quel est le symbole du terrorisme ? bravo ! c'est mister Ben Laden. Cependant, est ce que si on l'arrête demain ou ce soir et on le pond (hmm ça me rappel quelqu'un) est ce que cela va arrêter le terrorisme ? Je pense que non. Cela ne veut pas dire de le laisser errer mais les efforts doivent être concentré autour du terrorisme en général et non autour de son symbole.
Quand les deux tours jumelles se sont effondrées, plusieurs étaient choqués car le WTC était le symbole des USA ! Mais si les criminels avaient ciblé d'autres bâtiments est ce que ça aurait été moins grave ? ben non. Il y aurait toujours des innocents tués...peut-être plus qu'au WTC. Je m'étonne toujours d'entendre des personnes dire : "Mais c'est quand même le symbole des usa...c'est encore plus choquant" ! C'est ce que j'appelle la culture des symboles. S'intéresser aux symboles et oublier/éviter le fond du problème.
Des fois même il n'y a pas de problème mais on le crée à cause du symbolisme qui nous tient. Exemple les symboles religieux. On en fait tout un plat et on oublie que c'est juste des symboles. Est-ce qu'en obligeant les gens à cacher leur symboles religieux on fait d'eux des personnes laïc ? ben non. Le symbole est dès lors une façon d'esquiver la réalité et cacher son racisme.
Dernièrement au JT, un journaliste questionne Madame la ministre à propos d'un amendement d'une loi (une phrase à été ajouté au texte de loi) :
"- Journaliste : Madame la ministre qu'est ce que cette phrase change ?
- La ministre : Elle permet d'affirmer x, y et z
- Journaliste : Oui mais ceci est déjà inclus dans la loi. Concrètement ce que vous proposez ne donne pas plus de valeur à la loi ni plus d'applicabilité.
- La ministre : Oui la loi dans le fond n'a pas changé mais maintenant c'est écrit noir sur blanc. C'est symbolique donc c'est fort."
Voila c'est symbolique donc c'est fort même si ça ne change rien. Cela résume toute la culture du symbole.
Le pire c'est que nos médias et nos politiciens entretiennent cette culture des symboles car elle leur permet de manipuler les gens et éviter carrément de proposer des solutions courageuses. Les problèmes sont de plus en plus complexes et donc nous créons des symboles, nous les entretenons et nous nous cachons derrière évitant ou plutôt retardant l'explosion des problèmes.
